Préambule

Voici quelques années que nous ne sommes pas allés faire un tour de l'autre côté de la Grande Bleue ! Nous n'avons plus la DELAHAYE, ni de moto.

Nous sommes comme des gamins privés de dessert (désert) et qui pourtant n'ont pas fait de bêtise. Alors, on ne sait pourquoi, nous qui n'achetons pas le journal, ce jour là nous compulsons les petites annonces et tiens il y-a une BMW R50 série 2 à vendre à Tournus. Et si nous allions voir de plus près ? Quelques jours après elle était dans notre garage.

 
Préparation de la moto

Pour nous le plus confortable c'est le side-car. Alors recherche de side. Un GEP est dispo à Sélestat. Direction L'Alsace en 104 Z et remorque, visite des environs et retour Donzy avec bivouac dans la nature.

Attelage : étude, réalisation, montage et réglage « maison » effectué par votre serviteur. (voir l'article BMW R50 série 2 « Bitza »). Le tout avec passage aux mines les doigts dans le nez.

 
Faux départ

Et si l'on descendait dans le Grand Sud ! Allez chiche ! Et nous voila parti en septembre 1988 pour l'Algérie via la Tunisie. La Tunisie nous ne la vîmes point ! Le moteur nous a lâché le premier jour, juste avant Valence (vilebrequin cassé). Remorquage, mais nous décidons de poursuivre notre voyage pedibus jambus, car nous avons en poche nos billets de bateau (celui de l'attelage reste valable un an, mais nous ne l'utiliserons pas et il est passé aux pertes et profits.).

L'attelage va rester ici au garage et nous partons en taxi à la gare, puis Marseille, bateau, Alger, location voiture, virée en car dans les oasis, à nouveau location de voiture, vole d'un sac à dos dans cette voiture, Alger, retour bateau, Marseille, et Donzy.

 
Cette fois c'est la bonne

Après remplacement du moteur de 500cc par un de 600cc et la réparation du carter de boîte, car lors de la rupture du vilebrequin, le tige de commande d'embrayage qui traverse l'arbre primaire s'est poussée vers l'arrière et les attaches de la biellette de commande d'embrayage se sont arrachées de la boîte, soudure, façonnage... l'attelage est à nouveau prêt pour le départ.

Comme nous n'avons pas ramené de bons souvenirs d'Alger et du nord algérien, nous passerons par la Tunisie. Et comme nous gardons le souvenir de notre précédente aventure, nous ne prendrons nos billets qu'à Marseille, et seulement ceux de l'aller. La suite nous a donner une grande surprise... (pour les billets retour)

Pour le ravitaillement en eau, nous avons opté pour un filtre à eau Katadin, qui nous a suivi lors de tous nos voyages et qui est toujours opérationnel.

Les lignes qui suivent sont extraites du « Cahier de voyage » tenu au jour le jour par Michèle et les photos proviennent des diapos scannées par « Numérisation.com ».

Des annotations ont été ajoutées pour préciser ou corriger certains mots ou expressions techniques, elles sont transcrites entre parenthèses et en italique comme indiqué ici : (n.d.l.r. : note de la rédaction.).

Cette icône ouvre une journée de route vers Tamanrasset.

Mais celle-là nous fixe à Tamanrasset.

Alors que celle-ci nous éloigne de Tamanrasset.

 
 
L'itinéraire à la carte
 
La Tunisie à l'aller

La Tunisie à l'aller

En Algérie

En Algérie

Retour en Tunisie

Retour en Tunisie

 

Et maintenant place au carnet...
 
Lundi 8 janvier 1990 - 4217 km
 
 

Départ Donzy aux environs de 10h40, après les toutes dernières mises au point. Ciel dégagé jusqu'à Azé, brouillard bien frais jusqu'à Lyon. Après la puanteur de Feyzin, soleil, autoroute, arrêt essence à Saint Rambert d'Albon (4372 km - réservoir : 13,05 litres, jerrican : 12,40 litres). Petit café pour se réchauffer, il est environ 13h.

Un peu plus loin, arrêt casse-croute, il ne fait pas si chaud que cela, au nord de Montélimar malgré le soleil. Retour sur l'autoroute, sans problème. Arrivée au péage de Lançon : « Essayez vos freins », au moment de rétrograder : rien, plus d'embrayage, ça doit être chronique, quand nous allons dans cette direction, là c'est la biellette d'embrayage qui s'est volatilisée... comme nous étions en 4ème depuis un moment, nous n'avons rien constaté.

Après réflexion, la biellette de rechange est mise en place, un tournevis servant d'axe, tout un chacun retenu par des fils de fer à des pièces fixes, et c'est plus facile à surveiller un manche orange qu'une pièce en métal...

Nous passons donc le péage puis faisons route vers Marseille, les yeux fixés sur le manche orange. Arrivée au bureau SNCM vers 17h, prise des billets pour Tunis mercredi 10 à 10h, puis route vers la Parc du Roi d'Espagne et pause... Bonne nuit. (n.d.l.r. : c'est là que réside Claude le frère de Michèle, Josiane sa femme et Émilie leur fille !)

 
 
Mardi 9 janvier 1990
 
 

Jean s'occupe de trouver une vis pour remplacer l'axe-tournevis, pendant que je reste avec Émilie, Josiane vaquant à ses occupations, Claude à son travail. Ceci fait, le ciel s'est couvert. Nous allons manger chez Mac Donald's (n.d.l.r. : pour faire plaisir à Émilie !) et après un cirque pas possible d'Émilie, nous allons faire un tour au Parc Borely sous la pluie. Coucher pas trop tard.

Je m'aperçois que j'ai oublié à la maison les sachets de café et de thé pour petits déjeuners. Nous essaierons de remédier à cela une fois passé la mer...

La nuit se passe à penser à ce que j'ai pu oublier...

 
 
Mercredi 10 janvier 1990 - 4557 km
 
 

Notre attelage

Lever 5h50. Sortie 6h30. Route sans encombre jusqu'au port de la Joliette. Après un premier contrôle, direction l'embarquement, dernier virage avant la ligne droite de la douane, collision avec un Land Rover de douanier sur une chaussée grasse, roue avant braquée à droite. Le carénage a tout pris, fendu en haut au niveau de la fixation, décalage, il touche les cache-culbuteurs :bricolage en perspective à Tunis. (n.d.l.r. : Le Land Rover a été pas mal esquinté : aile froissée, il n'est pas reparti tout seul !)

Passage à la douane, puis vers 8h30 entrée sur le bateau Habit. Après un petit tour pour visiter la classe Eco, nous essayons de trouver un téléphone pour prévenir Josiane, en vain. Nous attendons le départ du bateau pour essayer de faire au revoir à ceux qui seront au Pharo ou ailleurs.

10h30 : départ. Début du voyage un peut saoulant pour mes intérieurs, mais après avoir manger cela va mieux et ce sera idem pour toute cette traversée. N'ayant rien à faire, nous somnolons sans arrêt. 16h15 : film, « Falling in Love », je n'ai pas dû en voir la moitié ! Ce soir après dîner à la cafèt re-film à 21h15 « Les Sorcières d'Eastwick », tout aussi soporifique pour moi. Puis dodo.

 
 
Jeudi 11 janvier 1990
 
 

Réveil aux environs de 5h30. Jean tiendra jusqu'à 7h. Ça commence à tournoyer dans mon ventre. Alors nous allons petit déjeuner : pain beurre confiture, cake arrosés d'une boisson marron foncée, à décaper les pièces mécaniques.

Quand le jour s'est levé le ciel était bien gris, nous apercevons des rochers, des deux côtés la mer est bien verte par rapport au ciel gris, elle est calme.

Arrivée à Tunis 9h30. Après X contrôles sortie de la gare maritime à 10h15, change : 1000 francs = 152,70 dinars tunisiens soit 1 dinar ≤ 7 francs. Dans Tunis nous prenons une belle averse, le temps de mettre les cirés, nous sommes trempés. Nous continuerons à nous faire mouiller tout le long du trajet et à baigner dans notre moiteur. Tous les oueds ont débordés, avant notre passage, nous prenons de sacrés bain de boue.

Pont-du-Fahs. Avant Kairouan nous mangeons et Jean choucroute le carénage. En route nous ferons quelques courses et roulerons avec des motards du 06 qui étaient sur Habib. Sbeïtla, Gafsa (essence 5014 km, réservoir : 23,90 litres, jerrican : 6,10 litres, 15,100 dinars), le ciel est est toujours menaçant, le vent se lève un peu.

Nous bivouaquons à 30 km après Gafsa au niveau d'une gare désaffectée, entre route et rails. Diner et à 19h nous devons être couchés.

 
La Goulette, nous voilà...

La Goulette, nous voilà...

Après la pluie... presque le beau temps !

Après la pluie... presque le beau temps !

Paysage tunisien.

Paysage tunisien.

 

Vendredi 12 janvier 1990 - 5030 km
 
 

Après une quinzaine de trains qui semblait toujours nous rouler dessus tellement ils sont près, nous décidons de nous extraire de la tente à 7h30  le vent a soufflé toute la nuit, le ciel est gris.

change 1500 francs = 2040 DA

Nous reprenons la route avec le vent et quelques gouttes de pluie. À Tozeur, courses, nous retrouvons les 2 motos 06. Nefta puis frontière par un vent de sable, bonjour les yeux et les lentilles. Côté Tunisie tout va bien... Quelques mètres plus loin c'est l'Algérie : police, douane, passeports, re-passeports, papiers pour la moto, pour le change, fouille. Jean va changer 500 mètres plus loin et revient prendre l'assurance obligatoire pour la moto : 30 jours = 100 DA. Le tout dans un violent vent de sable. Au total + de 2h, nous partons aux environs de 13h30.

Toujours du vent de sable, après quelques essais de lunettes de soleil, mentonnière ou non, j'ai opté pour les lunettes de ski à la place de visière, ça protège bien mais mes yeux sont tellement irrités qu'ils coulent sans arrêt, le nez avec, le soleil étant en face de nous c'est un vrai bonheur. Le sable glisse sur la route ou s'y installe, il n'y a plus qu'a viser entre les bancs de sable et nids de poule. Heureusement qu'il n'y a pas trop de circulation.

 

182 DA

Ça roule plus vite ici qu'en Tunisie. El Oued, Touggourt, nous décidons d'arrêter là, j'ai la tête comme une pastèque, auberge de jeunesse, fermée en travaux, essayons l'hôtel OASIS où nous sommes allés avec ONAT (n.d.l.r. : l'année passée en car.), malgré les apparences extérieures c'est ouvert, 1 chambre, une place pour la moto et repas, douche chaude, lessive, dîner tajine aux olives, hom rouchba (bœuf + patates sautées + oignons), crêpes confiture arrosé de Saïda (n.d.l.r. : eau minérale.).

Écriture, dodo.

Petits incidents : ce matin en voulant vérifier l'huile, Jean a cassé le bouchon/jauge (n.d.l.r. : une ailette du bouchon.), et ce midi entre police, douane, change, vent de sable, problème électrique (plus de jus à l'arrêt), Jean y a en partie remédié ce soir.

 
Sur la route...

Sur la route...

Bac à sable...

Bac à sable...

À la queue-leu-leu...

À la queue-leu-leu...

 

Samedi 13 janvier 1990 - 5375 km
 

Bonne nuit, le muezzin, la sirène et la dinde de l'hôtel sonne le réveil, re-douche, un cafard (n.d.l.r. : ils sont de belle taille de ce côté de la Méditerranée.). Petit déjeuner : café, pain confitures, gâteaux... Il fait soleil, cartes postales, timbres. Chambre + déjeuners : 132 DA = 120 francs.

Départ 10h30, route bonne, une déviation puis nous doublons les motards du 06, croisons un vélo + remorque, sable, paysage, végétation, dunes.

Versé 20 litres essence + 4 litres (5423 km). Remplacement d'une durite essence fendue, gonflage des pneus. le vent souffle un peu. La pompe à essence fuit (n.d.l.r. : la pompe qui nous sert à transférer l'essence des jerricans au réservoir.).

Les 06 nous doublent. Nous laissons Hassi Messaoud à gauche avec le ligne électrique, un virage tous les 30 km.

Ouargla, plein 5528 km

À 40 km Ouargla, relief, ligne électrique, un peu de végétation., à 30 km lignes électrique, palmeraies, jardins artificiels. Ouargla, ralentisseurs de 1ère classe ! Sortie vers Ghardaïa, longeons une chaîne de moyens plateaux avec au pied, eau, végétation. Nous franchissons cette chaîne puis : désert, sable ocre et cailloux. Il y a moins de circulation qu'avant Ouargla.

En arrivant sur Ghardaïa quelques nuages, nous ne rentrons pas dans Ghardaïa, direction El Goléa. La route est plus sinueuse, plus rapide pour nous qui roulons à 80 km/h (vent dans le dos). Arrêt dans le camp Hassi Touiel avec 10 camoins Renault OMHER (expédition humanitaire de retour de Bamako), montage de la tente, inscription : 60 DA, bricolage pour Jean. Les gars du camp prépare un méchoui pour OMHER. Deux moutons sur les braises mangés sous le marabout. Nous après pâtes au gruyère, fromages, fruits et café, nous nous couchons. Les chiens aboient puis les musiciens arrivent, amateurs, débutants, heureusement à 10h10 c'est fini, les chiens aboient toujours.

Vers 6h les coqs s'y mettent, une voiture démarre, les gars s'éveillent, nous de même, les chiens se taisent. 8h30, les camions partent, des petits oiseaux chantent.

 
Samedi 13 janvier 1990 (7 photos)

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Dimanche 14 janvier 1990 - 5760 km
 

Départ 10h, le soleil chauffe. Nous quittons ce camp avec WC, douches presque installées.
Nous rencontrons au début un troupeau de dromadaires, désert, sable, cailloux, quelques dunes avec de la végétation. Le sable est plus fréquent sur la route, plus épais. Nous doublons deux cyclistes peu avant El Goléa. La 504 du Doubs nous double, vu sur le bateau, nous les avons retrouvé (ils sont 3) à l'hôtel OASIS à Touggourt.

À Hassi Fahl, nous croisons un convoi exceptionnel d'une douzaine de camions plateaux transportant deux ou trois baraques de chantier qui dépassent de chaque côté d'une largeur de camion. En fait nous passons sous les cabanes !

5962 km
10 litres dans réservoir
30,30 litres total
110,70 DA

El Goléa, achat d'oranges, essence, change 100 francs = 300 DA.

Nous allons prendre un thé juste en face, et nous retrouvons les motards niçois qui sont attablés, en fait c'est un restaurant, ils en sont à leur 2ème service, nous mangeons avec eux : poulet frites salade ou côtelettes 25 DA pièce. Puis nous repartons (14h), ils nous redoublent après la sortie d'El Goléa, nous les redoublons après un beau banc de sable, le sable est encore plus épais sur la route. Un camion n'a pas supporté, il est en travers, son chargement de poissons sur la route. Nous stoppons dans un café isolé sur la route, au carrefour de la route vers Timimoun, boire le thé, les niçois nous doublent et bifurquent. Jusqu'à Sarret dunes sableuses.

Après commence le Tademaït, désert plat de cailloux, quelques touffes broussailleuses, une toute petite herbe verte par endroit car il a plu récemment. Les nuages apparus après El Goléa ont disparu à 200 km d'In Salah. À 170 km d'In Salah la 504 des gens du Doubs nous double. Arrêt pour nous à « Bagdad café » à 150 km d'In Salah. Nous montons la tente derrière le café et mangeons sur place, thé d'abord il est 18h.

La route est toujours bonne, de moins en moins de circulation, une bonne moitié d'étrangers, très peu de panneaux, juste des bornes rouges et blanches sans inscription.

Apparemment une petite fuite d'huile au moteur, pour l'instant on laisse comme ça.

A l'écart de ce café il y a une palmeraie, trois camions citernes s'arrêtent, ils apportent du ravitaillement : œufs, etc... Sur la route, pour meubler le paysage, tous les 20 à 30 km des relais hertziens occupent notre regard.

Les murs du café sont tapissés de cartes de l'Afrique et de dédicaces d'automobilistes, cyclistes, mobylettistes étrangers en route vers le Niger, le Cap...

60 DA

Pendant que certains prépare le couscous, on nous offre une deuxième tasse de thé. Nous patienterons puis comme les routiers et les autres mangent le couscous dans leur coin, Jean demande si nous pouvons manger aussi, nous avons droit à un potage épicé avec fond de semoule, légumes, un morceau de ragout de mouton, avec du pain, une tasse de thé et dodo vers 20h.

Entre les camions qui arrivent ou partent, les chiens qui aboient, les ânes qui galopent, ce n'est pas simple de dormir. Vers 3h30 une vague de camions s'en va. Vers 6h30, agitation, le jour se lève vers 7h - 7h30 nous aussi. Ça a givré, mais le soleil sort des nuages vers 8h, nous déjeunons café, lait, madeleines.

 
Dimanche 14 janvier 1990 (7 photos)

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Lundi 15 janvier 1990 - 6365 km
 

Départ vers 9h, il fait frais, le soleil est là. Pendant 20 km la route est normale, puis elle se dégrade, le revêtement est tout plissé, déformé, gratté par endroit, nous passons sur le côté = piste de pierres. Nous voyons des camions passer vrai au large, mais pour nous il s'agit aussi de ne pas perdre la route de vue, le vent s'est relevé et tempête de sable s'annonce.

Comme les amortisseurs tapent, nous nous arrêtons pour les regonfler, 20 derrière, 18 devant, comme c'est pire qu'avant, nouvel arrêt pour les dégonflés : 8 derrière, 6 devant ; le vent de sable est là qui ne facilite pas la vision de l'état de la route. Une fois dessus, une fois à côté, nous varions les plaisirs. Ça ne roule pas mal finalement. Au bout d'un certain temps nous passons un col et dans un paysage de western, redescendons sérieusement sur une route superbe,le vent a cessé. Comme la route n'est pas très large, les gros camion de chantier nous laissent gentiment la route. Là comme ailleurs tout le monde nous connait, klaxon, appel de phare et main levée. Puis ça se dégrade à nouveau, nous roulons à côté et au moment de remonter sur la route, un gros tas de sable et plouf coincé, un coup de poussette et nous revoilà sur le goudron. Le paysage s'est raplati, le vent soufflotte.

La route est barrée par un alignement de pierres,  sagement nous passons sur le côté gauche, il y a beaucoup de sable et tellement que nous allons nous y enliser plusieurs fois, pelle, mains, nous dégageons, nous repartons quelques mètres et replouf... Les autres véhicules passent plus au large de la route. À un moment 2 motards qui roulaient sans souci sur la route viennent nous aider à pousser et poursuivent leur chemin vers El Goléa, nous recreusons, repoussons et après des suées, la moto se retrouve sur la route en dur et nous continuons dessus.

(1) Nous croisons à ce moment 2 tractions.

Régulièrement je descends pousser les pierres qui barrent le passage. Après avoir passé un chantier de goudronnage, nous nous retrouvons sur une superbe route jusqu'à In Salah. Arrêt au niveau de l'aérodrome, nous constatons les dégâts du trajet, le bas du carénage a souffert, nous le scions, l'amortisseur avant gauche est sorti de son logement, Jean le remet en place. Bien sûr tout est de couleur ocre et plus que croustillant.1

 

Nous rentrons dans In Salah, juste avant la porte, joli banc de sable sur la route. L'hôtel Dedjouda est indiqué mais après plusieurs tours, malgré les indications des autochtones, nous ne le trouvons pas et atterrissons au camping. Heureux d'être arrivé là, nous constatons que l'attelage n'est pas fait pour le sable, suivant ce que l'on nous dira de la route jusqu'à Tam, nous verrons si nous continuons.

Il est 15h, nous mangeons thon + pain, aidé par une chatte, et orange. Nous montons la tente avant d'aller errer en ville sans trouver cet hôtel. Nous découvrons la poste, les ateliers de mécanique, vélo, mobylette, les commerces d'alimentation sont moins évidents à cerner. La petite monnaie n'a pas courante dans ce pays. nous réussissons à payer le camping 60 DA. Nous n'avons pas découvert de boulangerie ouverte, mais nous avons quand même pu acheter une boîte de concentré de jus d'oranges pour donner du goût à l'eau. Nous mangeons le soir au café-restaurant du carrefour : salade = tomates, radis, oignons, betterave cuite, œuf dur sur feuille de salade arrosé de vinaigre, couscous poulet plus que copieux, je ne finis pas la semoule, oranges, arrosé de deux bouteilles de citronnade, 90 DA.

 
Lundi 15 janvier 1990 (7 photos)

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Mardi 16 janvier 1990
 

>Après l'appel à la prière, 6h15, un groupe de franco-belge en 4x4 ne se gène pas pour réveiller tout le monde sous prétexte qu'ils veulent partir de bonne heure. Le vent n'est pas bien chaud quand même, nous allons chercher du pain pour le petit déjeuner, ce n'est pas une mince affaire, ne pas se fier aux enseignes ou aux inscriptions en français et dans une « boutique » vide il faut attendre qu'il arrive tout chaud à 1 DA le pain. Visite à la Protection Civile : « La route pour Tam est en travaux, il y a des trous, peu de sable, en allant doucement ce devrait être bon. ». Nous essaierons donc demain.

6380 km
5 litres dans le réservoir
20 litres dans jerrican
90,20 DA - 3,65 DA/litre

En cherchant le poste à essence, nous découvrons l'hôtel Tidikelt où nous réservons une chambre. Nous avons pris rendez-vous  à 15h dans un garage pour menus travaux. Nous allons faire le plein et démonter la tente pour nous installer à l'hôtel vers 12h.

Nous retournons manger au restaurant du carrefour : salade, tranche de « bœuf » pommes sautées, oranges sans citronnade, il n'y en a plus, 70 DA. Le vent souffle toujours, sans trop soulever de sable, ici, en ville  et il fait plus chaud. De retour à l'hôtel nous mettons le chauffage en route pour sécher la lessive, j'essaie d'enlever un maximum de sable des vêtements, des gants. Je me mets aux écritures, puid Jean va au garage. Pour nous deux, les courbatures vont bien, le synthol s'impose.

Ici les gens sont très noirs, parlent et comprennent peu le français. Le chèche est souvent vert, parfois blanc. Les femmes ne sont pas voilées, elles portent le foulard. les véhicules sont rarement diesel, il n'y avait qu'à voir la queue pour le gasoil à la pompe pour comprendre. Le ciel est gris, le vent souffle toujours sans soulever de sable. Jean rentre vers 17h : une plaque d'alu a été fixée à l'avant du carénage à l'intérieur là où il avait « choucrouté » (n.d.l.r. : suite à la collision avec le Land de la douane française.), et la barre de fixation d'amortisseur de side a été redressée, 450 DA. Nous allons boire du thé au bar en attendant l'heure du diner et en détaillant les installations électriques et la maçonnerie. Diner : omelette portugaise ou soupe de légume, côtelettes d'agneau avec riz + sauce tomate, carottes-navets, frites joliment présentés, flan caramel : rosé et légèrement parfumé à la framboise, arrosé de Saïda (n.d.l.r. : eau minérale.), 194 DA. Et dodo, le vent souffle toujours.

 
Mardi 16 janvier 1990 (7 photos)

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Mercredi 17 janvier 1990 - 6393 km
 

Après le petit déjeuner : café lait pain confiture, plein d'eau, 209 DA. Départ 9h30.

 
(2) Quelques km après ce café, nous croisons un gars et une fille en short et maillot qui courent... sur la route.

Au début la route est bonne, il fait frais. Puis le revêtement se détériore, piste de cailloux, un peu de sable. 80 km avant Arak sur une bonne route nous nous arrêtons boire un thé. Nous constatons que l'huile refoule à la roue arrière et au moment de démarrer, rien à faire, Jean change les bougies et ça repart.2

 

Nous retrouvons la piste et au sortir de celle-ci, 10 km avant Arak, après un saut sur la route le moteur s'arrête et ne veut plus repartir. Peu d'étincelles aux bougies. Allumage, magnéto, condensateur... tout est passé en revue et Jean démonte, mesure, change... quelques camionneurs s'arrêtent, suggèrent... entre autre de coller un fil sur un nouveau condensateur qui est tout nu. Mais rien n'y fait. Plus tard un autre camionneur, qui parle de filtre à air, et effectivement celui-ci démonté, le moteur redémarre. Nous changeons de filtre à air, et ça repart, le vieux condensateur remis.

6683 km
ordinaire 23 litres
69 DA - 3 DA/litre

À Arak nous faisons le plein d'ordinaire, il n'y a que ça.

Arak : son café, son garage, sa pompe et son camping, ses gorges. À la sortie ça travaille dur sur la route : ils font un mur de parpaings à quelques mètres au large de la route, en soubassement.

À une soixantaine de km après Arak trois dromadaires avec leur propriétaire dans une végétation. le vent souffle encore plus ou moins. Route, piste, tôle ondulée se suivent. La moto pète, un carbu fuit, nous nous arrêtons pour colmater et nettoyer. Quelques km plus loin, explosion puis plus rien, la moto ne démarre plus à nouveau, comme le jour tombe, nous bivouaquerons là au bord de la route. Nous montons la tente avec des pierres car le vent arrache régulièrement les sardines.

Soupe de poireaux pommes de terre, pain, oranges, balisto et comme il fait nuit, au lit ! Le vent, les camions qui passent rarement, le pensée de ce que nous ferons demain me nous aident pas à dormir. De plus il fait vrai bon, nous dormons la moustiquaire ouverte.

Nous avons constater une grosse fuite d'huile à l'amortisseur du side, il est hors d'usage.

 
Mercredi 17 janvier 1990 (7 photos)

Photo 1 / 7

 

Jeudi 18 janvier 1990 - 6790 km
 

Dès qu'il fait jour, 7h - 7h30, Jean se prépare, il a pensé (n.d.l.r. : si, si ça m'arrive.) qu'étant donnée la chaleur de la région, les bougies n'étaient peut-être pas adaptées, donc il remet les anciennes et ça pète. On laisse tourner, le temps du petit déjeuner : café tunisien, pain d'épice, et de plier le matériel.

Tôle ondulée, piste de cailloux ou sable, route goudronnée. Vent toujours. Paysage de montagne, gros rochers ou un peu de sable.

Soudain la route est barrée, pas seulement par des pierres, mais par des bidons et surtout un militaire. La route c'est pour l'armée, il faut faire demi-tour. Parlementations, « Si tu fais le plaisir. » : un poste de radio « Blanche Porte », et puis le change : nous n'avons que 500 francs et lui n'a pas assez... Au bout d'un moment 60 francs nous ouvre la route et nous prenons la piste (n.d.l.r. : sans faire demi-tour.). Beaucoup de trous, que nous ne voyons pas toujours à temps... aie... aie... Nous suivons de près la route, toujours barrée de pierres, puis la voie est libre. Nous questionnons en gestes des quidams arrêtés là, un camion et un 4x4, qui nous font signe que c'est bon et nous reprenons le goudron.

Nous passons l'importante agglomération d'In Amguel et nous arrêtons un peu après le moteur et nous-mêmes. Le soleil est voilé derrière les nuages, il fait vrai bon, nous approchons du tropique que nous passerons sans nous en rendre compte. Pratiquement tout panneau de signalisation a disparu depuis Arak sauf pour quelques virages.

Nous avons eu à In Salah : Tam 658, nous trouvons Tam 38, ouf ! Seulement ces derniers km seront presque les plus durs. Croyant toucher au but et voyant le goudron nous pensons pouvoir rouler, or cette route est un vrai massacre constitué de nids de poule énormes reliés entre eux par du goudron. Nous passons l'aérodrome, entrons en ville et stoppons à l'hôtel TAHAT vers 13h30.

 
6964 km versé 20 litres

Qu'il est dur de mettre un pied devant l'autre, je suis toute estourbie. Vautrés chambre 112, nous sommes contents d'être là. Jean a pris une douche froide, je n'ai pas le courage. Nous allons nous désaltérer et restaurer au bar. Nous avons vidé le side et ce faisant, rencontré un agent parisien de communication qui travaille pour le CIBM ! (n.d.l.r. : devenu BIVB et c'est là que travaillait la sœur de Michèle, que le monde est petit !) Il attends ses copains qui sont en panne de R18 et que nous avons doublé après, la voiture sur un camion. Ils arriveront dans la soirée.

Pendant que je dors, Jean écrit des cartes comme jamais. (n.d.l.r. : avant notre départ, j'avais dis que si nous arrivions à Tamanrasset, je me chargerai de la correspondance.)

Nous dînons à l'hôtel, la fatigue nous empêche d'aller en ville : velouté de volaille, artichaut vinaigrette, chich kebab choux fleur, frites, tartelette orange... à la Saïda (n.d.l.r. : eau minérale.).

 
Un jeudi à Arak...

Un jeudi à Arak...

Arak c'est aussi cela...

Arak c'est aussi cela...

Mini tente berbère...

Mini tente berbère aux environ d'Arak...

 

Vendredi 19 janvier 1990 - 7076 km
 

Les ciels ont un peu fait la sérénade cette nuit mais ça a été. Le ciel est gris mais pas de vent. Après le petit déjeuner, nous allons flâner en ville. La banque soi-disant ouverte est fermée, nous n'avons plus de dinars, nous commençons à regarder les souvenirs et en revenant vers l'hôtel en espérant qu'ils voudront bien changer, nous croisons notre sauveur de l'instant : change.

À l'hôtel de nouveau écritures et nous repartons en ville. Nous y mangerons au son de musique local, couscous viande, jus de fruits, thé : 64 DA. Au retour nous achetons cartes postales et souvenirs. Pause dans la chambre, re-écriture pour tout les deux. J'ai essayé mon chèche, nettoyé les visières des casques.

Les alentours toujours gris ne nous incitent pas à randonner autour de Tam. Cette après-midi le vent se lève un peu. Le ciel a tendance à s'obscurcir. Nous retrouvons les trois de la 504 du Doubs. Ils viennent de passer un jour à l'Assekrem mais regrettent le mauvais temps. Nous continuons à arpenter les rues de Tam, nous n'avons pas vu de mosquée ici. Au marché nous achetons oranges et œufs pour la route à venir.

Jean est dans une forme resplendissante, il écrit toutes les cartes postales. Le soir nous retournons manger dans notre resto de ce midi : frites merguez ou côtelettes arrosées de jus 54 DA. Nous avons eu droit à la télé sous-titrée en français.

 
 
Vendredi 19 janvier 1990 (19 photos)

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Samedi 20 janvier 1990 - 7076 km
7080 km
8,20 litres réservoir
25,50 litres total
111 DA - 3,65 DA/litre

Au réveil : pas de lumière, pas d'eau, très vite les lampes s'allument mais la douche attendra. Pendant que nous nous préparons à aller petit déjeuner, l'eau revient.

Il y a un rayon de soleil, un peu de ciel bleu au-dessus de nous, mais les montagnes sont toujours dans une épaisse grisaille. Nous allons tenter de trouver un quidam pour nous monter à l'Assekrem. Comme il est à peine 9h, nous allons d'abord faire le plein. Il y a la queue à la pompe, mais au bout de plusieurs minutes, on nous fait passer devant car la pompe à super est devant, les autochtones roulent à l'ordinaire.

7086 km - vidange

Le ciel est de nouveau couvert... Nous doutons de plus en plus de notre randonnée. Nous allons faire une escale technique, vidange, plein d'huile... sans être importuné, et au moment de partir, caprice de démarrage de changement de bougies et ça repète. Nous rentrons à l'hôtel, pensant pouvoir nous décaper mais la chambre à été faite, il n'y a plus de taies d'oreiller, plus de serviettes de toilette, je vais réclamer aux femmes de service. Elles arrivent un peu plus tard, Jean se décape.

Nous mangeons en ville comme hier soir, après dans une zone de chantier, nous découvrons peut-être la mosquée de Tam. Le vent se lève, le sable avec. Nous regagnons l'hôtel, souffler. Après-midi tranquille, thé, dîner : chorba, méchoui, oranges.

 
Samedi 20 janvier 1990 (6 photos)

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Dimanche 21 janvier 1990 - 7084 km
 

Bien sûr le ciel est dégagé ce matin, 7h. Tant pis, nous partons quand même, à la vitesse où ça change nous ne ratons peut-être rie. Seuls ceux qui sont montés hier soir auront eu droit à une belle matinée là haut. L'air est bien frais, les petits oiseaux cherchent sûrement la chaleur du soleil sur la route et sautillent sur le bas côté pour nous laisser passer.

Nous passons ce début de route, que nous savons désastreuse, doucement et ça va bien et puis ça roule, quelques arrêts photos. Nous avons le vent dans le nez et vers le nord il y a une bande de nuages dans la ciel et plus nous avancerons plus les nuages s'épaissiront. Bien obligés, nous prenons la piste pour éviter de se retrouver face à des militaires. Ça ne va pas mal, il y a comme des balises : bidons, pneus, cairns. Mais au bout d'un moment nous nous demandons s'ils n'ont pas vendu la route pour acheter le couscous, heureusement grâce au soleil encore présent, nous gardons notre idée fixe : le NORD.

Nous contournons des mamelons, passons dans des gorges et tout à coup nous nous retrouvons face au goudron que reprenons joyeusement jusqu'à ce que peut... peut ! la moto s'arrête et naturellement ne consent pas à redémarrer. Jean démonte filtre à air, bougies, règle l'écartement des vis pendant que j'essaie de la nourrir : œuf dur, pain, oranges, balisto.

(3) gendarmerie

Une Land Rover de l'armée3 s'est arrêtée  ils cherchent des français perdus sur la piste d'Amguid. Nous repartons donc, pétouillant un peu, le vent violent en pleine face, le ciel est couvert, il ne fait pas chaud.

7364 km versé ½ jerrican
7486 km versé autre ½ jerrican
 
(4) Nous avons perdu la vitre et l'ampoule de l'anti-brouillard

À Arak pas un pèlerin, pas d'essence non plus, nous versons toutes nos réserves en espérant qu'elles nous mèneront jusqu'à In Salah.4 il est 16h30, Jean aimerait bien y arriver ce soir, mais il reste de la piste en début de parcourt. Nous repartons donc sur la route d'abord, en terre ou en goudron puis sur la piste la route est barrée, le jour tombe, ça passe bien et après avoir longé la route impeccable nous pouvons enfin rejoindre notre cher goudron où ratapete... peu teu... plus rein du tout. À chaque fois que nous quittons la piste, le moteur s'arrête sans pouvoir redémarrer. Après énervement, démontage... nous montons la tente, le vent souffle fort, les pierres tiendront le tee pee.

Soupe aux pâtes, oranges, balisto. Et dans le vent nous essayons de dormir, juste trois ou quatre camions qui passent en début de soirée. Dans la nuit le vent semble vouloir se calmer un peu.

 
Dimanche 21 janvier 1990 (13 photos)

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Lundi 22 janvier 1990 - 7529 km
 

Réveillés vers 6h30, nous attendons 7h¼ pour qu'il fasse jour, le ciel est très gris et la moto ne démarre pas. Il n'y a plus qu'a attendre et trouver le moyen d'aller à In Salah. Jean essaiera de trouver une bobine de 2CV, apparemment c'est de là que viennent nos problèmes.

Assez rapidement viennent deux camions d'Arak, explications... d'après ce que Jean a compris un plateau venant de Tam devrait bientôt arriver. Nous déjeunons, plions tout et patientons. Et vers 9h, au loin, sur la piste, Jean voit passer un plateau. À grands signes nous arrivons à le faire rejoindre la route vers nous, d'autres camions (trois) dans le même sens s'arrêtent, explications, hésitations. Et finalement avec la main d'œuvre, les quatre madriers qu'il vient d'acheter à Tam 62000 DA, la moto se retrouve sanglée sur un immense plateau semi-remorque et nous au chaud dans la cabine et pratiquement aussi secoués que dans le side.

In Salah 230 km. Un arrêt de contrôle à environ 100 km du but. Avant l'arrivée nous payons 500 DA et il nous décharge à l'entrée d'In Salah, en catimini comme si c'était possible, et là la moto redémarre, crachotant, mais quand même, nous regagnons clopin-clopant l'hôtel Tidikelt où l'on nous reconnait. Comme il est un peu plus de 13h nous posons quelques affaires dans la chambre et allons manger au resto de l'hôtel : potage ou œufs sur le plat, côtelettes grillées avec légumes froids, crêpes à la confiture, le café pour faire descendre est assez bizarre, tiédasse et sans goût bien définissable pour nous. Jean va essayer de faire un grand nettoyage carbu etc... pendant que je rédige le livre de bord. Ici le vent souffle toujours, il ne fait pas chaud et le ciel est gris. Jean a mis le chauffage dans la chambre.

Nous allons donc « en ville » à la recherche de cette bobine. Au garage Peugeot on se démène, mais rien, ils vont chercher et s'ils trouvent, nous apporterons le tout à l'hôtel. Vers 19h30 toujours rien, nous allons manger : chorba, chich kebab, crêpes confiture. Le ventre plein, nous nous couchons.

 
Lundi 22 janvier 1990 (18 photos)

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Mardi 23 janvier 1990
 

Bonne nuit reposante. Au lever le ciel est tout dégagé vu de notre fenêtre, la douche est chaude. Petit déjeuner avec genre de brioche peu sucrée ce qui est rare pour la région.

Notre garagiste d'hier ne donnant pas signe de vie, nous retournons le voir, il n'est pas là. Nous allons chercher ailleurs. Nous retournons à l'atelier où nous avons fait réparer à l'aller. Au magasin il y a une bobine de 2CV tropicalisée avec un fil pour aller aux bougies, pas de condensateur. Pour 200 DA, nous essaierons de faire avec.

Le ciel se couvre, il y a toujours un peu de vent du nord, mais nous apprécions bien les quelques rayons de soleil. Jean récupère du fil électrique et va faire son installation, pendant que je fais un peu de nettoyage dans les affaires et consulte les cartes. Le gars de la réception ne propose un « troc » intéressant pour tous, un peu moins élevé qu'à l'accoutumée. (n.d.l.r. : le troc consistait à changer des francs à un taux très intéressant. Cette coutume, nous l'avons déjà expérimenté l'année précédente lors de notre voyage pédestre.)

Et lors d'une de mes sorties pour aller voir mon mécano, j'ai le plaisir d'entendre « péter » la moto. Le ciel est presque tout gris, mais la météo, intérieure a retrouvé le beau fixe. Une fois tout installé avec cette bobine, tous les outils rangés, Jean reprend une douche brûlante cette fois. Et nous gagnons la salle de restaurant quasi déserte : omelette plate à l'espagnol(e), sauté de mouton ou gigot pommes de terre coquillettes, crêpes confitures, Saïda (n.d.l.r. : eau minérale.). Petite sieste après pour certain, écritures. Puis nous allons finir la troisième pellicule au marché, à la mosquée. Nous connaissons presque la ville. Le vent souffle et nous rentrons nous abriter.

Pour occuper quelques minutes nous allons faire les pleins : essence et eau. À la pompe JP il y a la queue : des Peugeot immatriculées en France, et pas de super  nous verrons demain, nous changeons l'eau du jerrican. Nous dînons en ville au restaurant saharien : poulet petits pois, Saïda (n.d.l.r. : eau minérale.) et un grand verre de bon thé, 64 DA. Au retour à l'hôtel nous voyons des étoiles briller... dans le ciel.

 
Mardi 23 janvier 1990 (12 photos)

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Mercredi 24 janvier 1990 - 7533 km
7533 km - ordinaire
12,60 litres dans réservoir>
+ 2 jerricans = 35,65 litres
113 DA
 
 
7767 km versé 20 litres

Lever 6h45, eau tiède, nous nous passerons de douche ce matin. Petit déjeuner, le jour se lève, le ciel est toujours dégagé. Il reste de l'essence pour nous, nous prenons la route, il est à peine 8h. Un avion atterrit comme nous passons près de l'aéroport. Les travaux qu'il y avait sur cette route à l'aller sont terminés, tout va bien si ce n'est le vent toujours de pleine face et le ciel qui se couvre déjà. Quelques arrêts photos.

Passé le col sous le ciel gris nous retrouvons la piste enfin une fois le route, une fois le bas côté, ça roule vite ce matin. Nous finissons par quitter franchement la route et prendre la piste au large : petits cailloux et un peu de sable, ça roule. Et puis à 120 km d'In Salah, sur cette piste, ratapeu... teu, plus rien, le refrain bien connu recommence. Re-énervement du pilote, puis outils, appareil de mesure, nettoyage vis platinées, essai nouveau condensateur... et ça re-pète, je ne sais pas pourquoi mais c'est reparti, nous regagnons la route et maintenant c'est du goudron partout. Le vent est toujours fort, de face, mais le ciel se dégage. Et quand nous nous arrêtons pour un colmatage de carbu qui fuit et fait pétarader titine, il fait friquet et je déballe quelques provisions pour stocker des calories.

7942 km ordinaire
18,90 litres dans réservoir
38,35 litres total - 115 DA

La mi-journée est passée, le vent un peu moins violent et le ciel tout bleu. Après le Tadjemout nous retrouvons les dunes de sable, les oasis et flânons un peu alors que le soleil se fait sentir. Nous arrivons à El Goléa, alors nous constatons la perte de la bavette arrière et en bons vacanciers, nous descendons à l'hôtel Boutsen, après les pleins, d'ordinaire encore. Douche brûlante, lessive et vers 17h nous allons prendre le soleil dans la ville et vers le vieux ksar.

Dans les rues il y a des flaques d'eau et des mares de boue. beaucoup de femmes sont habillées tout en blanc, un seul œil visible. Quelques gamins réclament stylos, dinars, chewing-gum, chocolat...

Nous rentrons au soleil couchant prendre le thé, il n'y en a pas, le café donc et souffler un peu avant le dîner : chorba, brochettes frites, navarin pommes vapeur, dattes et oranges à la Saïda (n.d.l.r. : eau minérale.), 147 DA. Re-douche brûlante car il ne fait pas si chaud que cela dans la chambre et dodo.

 
Mercredi 24 janvier 1990 (17 photos)

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Jeudi 25 janvier 1990 - 7943 km
8254 km - versé 10 litres

Lever 6h45, l'eau chaude n'arrive pas jusqu'à nous, donc petit déjeuner,; nous retrouvons le beurre et les chats. Un groupe d'allemands en motos compte ses abattis, depuis Alger ils ont abandonné deux motos et une pilote jambe cassée, et maintenant ils ont un boiteux.

À peu près de 130 km de sable raclé jusqu'à l'embranchement vers Ghardaïa. Après ça roule tout seul.

8356 km - super
réservoir = 19 litres
+ 13,70 litres
119 DA - 3,65 DA/litre

À Ouargla nous nous retrouvons du super. Nous dénichons l'hôtel Tassili 4 étoiles complètement éteintes. Nous arrivons en pleine retransmission de match de foot  ils ne fait pas le change « re pas de chance ». À 16h30 un jeudi ça va être dur de trouver une banque ouverte. Comme nous avons de quoi payer la chambre, nous piqueniquerons de nos réserves dans la chambre ce soir.

Nous errons dans cette grande ville hérissée de policiers et après avoir écluser toutes les échoppes classées par profession, nous découvrons du pain dans une boutique qui vend un peu de tout. Nous rentrons à l'hôtel en plein dénouement de Colombo, décidément, et a l'accueil c'est toujours repoussant. Nous nous plantons devant la télé, il n'y a guère que ça qui marche avec le frigo, les portes ne ferment pas ou difficilement, la chasse d'eau risque de s'effondrer à chaque utilisation, etc... Nous avons droit aux informations en arabe, ils parlent de Ouargla..., du match de Montpellier, et des inondations en Tunisie... ça nous promet des surprises... Il est vrai qu'il y a de l'eau dans tous les oueds que nous traversons.

 
Jeudi 25 janvier 1990 (18 photos)

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Vendredi 26 janvier 1990 - 8364 km
8615 km - versé 20 litres

Réveil vers 5h20 par muezzin, puis à 6h50. Après le petit déjeuner : beurre pas tout neuf, départ 8h15. Nous avons quand même réussi à prendre une douche chaude. Les policiers sont toujours là, et cause d'eux nous risquons de filer tout droite sur Hassi Messaoud, car toujours pleine de malice, la police est garée juste devant les panneaux indicateurs. (n.d.l.r. : La police était nombreuse car il y avait une réunion de la Ligue Arabe à Ouargla.)

Il y a toujours du sable humide sur la route, environs 130 km jusqu'à Touggourt mais pratiquement pas dégagé  malgré le jour, vendredi, nous verrons deux chantiers de « raclage » de sable. Et comme c'est vendredi, il y a pas mal de circulation. Nous verrons deux camions sortis de la route. (n.d.l.r. : Le vendredi est le jour saint de l'Islam, jour de la prière collective.)

Après Touggourt, grand marché, nous nous arrêtons pour essai de réglage de l'avance car ça pétouille rudement, et changement des bougies. Le sable est moins épais sur la route, mais toujours là, nous nous retrouvons coincés derrière un semi transportant un gros engin de déblaiement.

8635 km - El Oued
plein jerrican + réservoir
21,90 litres
3,65 DA/litre
80 DA - les derniers

À El Oued nous avons droit au passage d'un cortège officiel, au contournement officiel d'une grande mare boueuse, et après tout se calme : l'épaisseur du sable qui est sec ou presque et la circulation.

Nous mettrons une heure pour accomplir toutes les formalités de passage de frontière.

La route est dégagée depuis El Oued nous avons « retrouvé » des dromadaires dans la nature, mais à Nefta ce sont les vaches avec leurs veaux qui sont attachés aux arbres ou aux pylônes. Nous avons quand même vu dans des bleds des dromadaires en laisse, c'est vendredi jour de sortie.

Nous décidons, 17h, d'arrêter à Nefta, hôtel PLM Azur Sahara Palace 4 étoiles, grand chic, rien à voir avec celui d'hier, jus de fruit à l'arrivée, chambre surchauffée, armoire, penderie, entrée, salle de bain avec bac à douche, lavabo, bidet, baignoire, bain moussant, shampooing, savons,serviettes, balcon... à 70 DT. Une fois décapés, délassés, nous allons fouiner dans l'hôtel, piscine, ping-pong, bar, boîte de nuit, boutique où nous achetons quelques souvenirs pas chers.

Dîner au restaurant El Oufok : soupe de poissons, filet de mérou émincé de petits légumes, salade, roulé au chocolat ou assortiment de glaces arrosé d'eau minérale et muscat Kélibia dans une grande classe. Gros dodo. (n.d.l.r. : Le muscat de Kélibia, vin fruité et sec produit dans la région, est réputé à travers le pays.)

 
Dunes... de sable !

Dunes... de sable !

Dromadaires et bacs à sable...

Dromadaires et bacs à sable...
Dunettes et dromadaire...

Dunettes et dromadaire...

Side-car et dromadaires...

Side-car et dromadaires...

 

Samedi 27 janvier 1990 - 8756 km
8863 km - super Mobil
22,65 litres
11,05 DT - 0,49 DT/litre
huile - 3,14 DT

Réveil vers 6h. bain. Petit déjeuner : chocolat, pain beurre frais, croissant, petit pain aux raisins, beignets, jus de fruits, yaourts, fromages, œufs, fruits... avec lever du soleil sur Nefta. Petite pause après nettoyage des dents. Puis Jean va régler les culbuteurs et autres... pendant que je range et vais faire un petit tour aux environs.

Vers 10h30 Jean à terminé, ça pétouille toujours mais sur la route ça ira mieux et beaucoup mieux, il n'y a que dans Gabès que ça va hoqueter. Nous libérons la chambre puis allons faire la visite guidée de la « Corbeille », oasis naturelle, sources chaudes où se baignent femmes et enfants, il fait chaud. (n.d.l.r. : L'accès aux bains des femmes est réservé aux... femmes, les messieurs passent leur chemin.)

Nous partons vers midi. À Tozeur et autres villages alentours, nous voyons les restes des inondations. Le chott est plein d'eau (n.d.l.r. : Chott El Jérid.)mais la route tient encore. À Kebili comme nous ne trouvons pas la route de Matmata, nous interpellons un policier qui nous indique que c'est une piste  pour la route il faut passer par Gabès ce que nous faisons en longeant de Djebel Tabaga, puis à 20 km de Gabès les paysans labourent et les oliveraies se suivent.

À Gabès nous nous installons à l'Oasis 3 étoiles, chambre avec bain, vue sur la mer ! Le temps de se décaper, il fait déjà bien sombre (17h) et nous allons errer dans le port de pêche avant de rentrer à l'hôtel voir A2 à la télé, puis dîner : œufs au plat, chouba poulet ( « ragout » avec patates, tomates, poivrons), pâtisserie aux fruits arrosé d'eau minérale. Comme « Champs Élysées » ne nous intéresse pas nous nous couchons vers 22h30.

 
Samedi 27 janvier 1990 (14 photos)

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Dimanche 28 janvier 1990
 

Réveil 7h... Bain, petit déjeuner : buffet, café, lait. Puis un tour en ville, au marché. Nous avons bien trouvé l'agence « Gabès Voyages » pour le billet de bateau mais c'est fermé ici, aujourd'hui c'est dimanche, beaucoup d'administrations et de bureaux officiels ont l'air en congé ! Nous faisons aussi un tour dans le port de pêche avant d'aller manger : salade tunisienne (chou farci), poisson grillé à la kerkenna, yaourt ou fruit.

Après lecture des journaux français et tunisiens, Jean va essayer de soigner la moto. Le ciel est couvert depuis ce matin mais le soleil arrive à percer et il fait bon. Il y a un groupe de caravaniers de 3ème age qui fait étape dans le parc de l'hôtel, ils ont été bloqués quatre jours à Sfax par les pluies. (n.d.l.r. : La rédaction de cette article est faite par un type du... 3ème age, tout arrive !)

Changement des vis platinées, bougies, réglage allumage. Au bout de 2h, ça semble tourner plus rond et nous retournons à pied en ville refaire un peu notre stock de provisions pour la route. Dîner : crème de légumes ou dolma, goulash hongrois ou foie de veau à la lyonnaise, yaourt ou fruits.

 
Dimanche 28 janvier 1990 (10 photos)

Photo 1 / 10

 

Lundi 29 janvier 1990 - 9004 km
 

Au lever, 7h... le ciel est bien gris, la la température douce et les oiseaux chantent. Le vent souffle un peu et la mer fait de beaux rouleaux. Petit déjeuner. Puis nous sortons comme si nous allions à Djerba, il pleut.

Nous allons déjà chercher le billet de bateau, retour samedi 3 février en classe cabine, ça nous coûte moins cher qu'à l'aller en éco !!! (n.d.l.r. : Je vous l'avez dit que c'était une bonne surprise de ne prendre que le billet aller !)

9142 km - Zarzis
plein super - 23,15 litres
11,35 DT - 0,49 DT/litre

Puis comme il ne pleut plus nous prenons la route. Pas mal de vent, mais ça va. À Mareth contrôle de police uniquement pour français. À l'embranchement de Zarzis même punition mais cette fois là ils discutent c'est tout. (n.d.l.r. : Ce sont des policiers motards qui nous ont tenu la jambe en nous racontant leurs exploits motocyclistes à l'école de police.). Après ce ne sont que des oliviers tout le long de la route jusqu'à Djerba. Nous passons donc la mer, puis roulons sur le bord de mer dans une palmeraie aérée, parsemée d'hôtels et clubs de vacances.

DjerbaPuis la pluie s'en mêle et nous stoppons à Houmt Souk pour manger dans le seul restaurant ouvert de l'île... La Princesse d'Haroun, succursale à Avoriaz : soupe de poissons, couscous poisson, 17 DT et il pleut toujours. Nous retraversons l'île en ligne droite et une fois sur le continent il ne pleut plus, mais ça ne dure pas et en fait nous faisons tout le voyage de retour sous la pluie pour arriver à « l'Oasis » vers 17h tout crottés, les fesse mouillées pour ma part, et nous plonger dans un bain.

Dîner : salade méchouïa ou tajine épinards (n.d.l.r. : tajine tunisien.), chorba poulet ou poisson poêlé, yaourt banane ou roulé (granuleux).

Nous nous endormons avec le chauffage pour sécher les vêtements.

 
Mardi 30 janvier 1990 - 9411 km
9416 km - plein super
21,70 litres - 10,62 DT

Réveil 6h45, le ciel rougit à l'horizon, c'est bon signe, les vêtements sont secs. Petit déjeuner. Nous vidons la chambre avant d'aller faire un tour sur la plage et de prendre la route vers Sfax.

Nous traversons une région agricole : champs d'oliviers, arbres fruitiers en fleurs, labours, beaux troupeaux de moutons et chèvres. Au niveau de Cekhira (n.d.l.r. : Skhira.) la route est barrée comme indiqué sur le journal, nous prenons la direction de Kairouan jusqu'à Bir Ali Ben Khalifa. Les routes ont souffert de la pluie.

Vers 14h, sous le soleil, nous nous installons au Novotel de Sfax. Nous visitons la ville, les remparts, la médina, un peu le port.

En Tunisie la circulation est un peu folle, chacun faisant ce qu'il a envie à son rythme, qu'il soit à pied, en vélo, en mobylette, en charrette, en voiture ou en camion. À Sfax c'est encore pire, car chaque feu tricolore est l'occasion d'un concert de klaxons.

Dîner à l'hôtel : brik à la viande ou au thon, mosli d'agneau aux pistils de safran (n.d.l.r. : Plat cuit au four ou sur les braises, à base de gigot ou d'épaule d'agneau assaisonnés de safran, poivre, sel et huile d'olive.) ou tajine menina (n.d.l.r. : tajine tunisien.), tarte au citron ou mousse au chocolat, café, thé citron.

Mardi 30 janvier 1990 (5 photos)

Photo 1 / 5

 

Mercredi 31 janvier 1990 - 9584 km
9717 km - plein super
23,10 litres
11,30 DT - 0,49 DT/litre

Il fait soleil. Après un petit déjeuner copieux, nous partons vers 10h en ayant fait une petite visite au jardin de l'hôtel. Vers El Jem le ciel se couvre. Là les marchands de souvenirs se jettent sur les clients. Une fois fait le tour du colisée (n.d.l.r. : amphithéâtre.) nous reprenons la route vers Mahdia et retrouvons le soleil.

Nous sommes toujours dans une région agricole, c'est la récolte des olives. Nous voyons même sur le bord de la route des volailles, poules, dindes, canards en groupes. Nous nous arrêtons à Mahdia vers 12h : son fort, son cimetière marin. Nous cassons une petite croûte en bord de mer, au soleil. Jean a réglé les freins arrière et side, remis de l'huile et nous repartons.

Étape à Sousse, après quelques errances pour trouver un hôtel où garer la moto, nous nous arrêtons au Chems El Hanna 4 étoiles. Après le bain nous allons en ville, sur le port, dans la médina, les marchands de souvenirs nous assaillent en toutes langues.

Dîner dans la cantine de ce 4 étoiles dans un brouhaha polyglotte : potage de légumes ou pizza, omelette égyptienne ou émincé de dinde, yaourt ou glace. La nuit est un peu bruyante entre les voitures, le train, les clients.

 
Mercredi 31 janvier 1990 (18 photos)

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Jeudi 1er février 1990 - 9763 km
10019 km - versé 20 litres

Petit déjeuner assez copieux. Il y a beaucoup de nuages et du vent.

10020 km - plein super
24,30 litres
3,75 litres dans réservoir
11,90 DT

Nous partons vers 9h. Paysage agricole, beaucoup de maraichers, champs de fenouils, agrumes, quelques bovins. Nous suivons la mer de temps en temps dommage que le soleil ne soit pas toujours de la partie. Après Cap Bon, quelques conifères puis de la vignes, oliviers. À 10 km de Tunis nous prenons la pluie, décidément nous ne verrons pas cette ville sous le soleil, nous partons à la recherche d'un hôtel vers Carthage, La Marsa, Sidi Bou Saïd et enfin nous atterrissons au Sidi Bou Saïd 4 étoiles avec télé, frigo vers 15h. Le ciel est menaçant, bientôt il pleut dru, pourtant la vue est belle.

 
Avant Tunis...

Avant Tunis...

Sidi Bou Saïd...

Sidi Bou Saïd...

 

Vendredi 2 février 1990 - 10080 km
 

Visite de Tunis : aller par le métro, retour en 504 break poubelle avec chauffeur du marchand de tapis (n.d.l.r. : c'est celui qui est dans notre chambre !), oubli de l'appareil photo (n.d.l.r. : dans la voiture du monsieur, qui nous l'a rapporté à l'hôtel, merci MONSIEUR.).

Vendredi 2 février 1990 (8 photos)

Photo 1 / 8

 
Samedi 3 février 1990 - 10080 km
 

Arrivée 8h30 au port. Début des formalités 10h passées.

 
Au revoir Tunis...

Au revoir Tunis...

Napoléon...

Napoléon...

 

Dimanche 4 février 1990 - 10090 km
 

Arrivée 9h30 à Marseille après passage au Cap Canaille et visite des calanques. (n.d.l.r. : cadeau du commandant.)

 
Dimanche 4 février 1990 (9 photos)

Photo 1 / 9

 

Lundi 5 février 1990 / Mardi 6 février 1990
 

n.d.l.r. : pas de note dans le carnet pour ces deux jours de relâche.)

 
 
Mercredi 7 février 1990 - 10100 km
110242 km - versé 20 litres

Départ 8h30 de Marseille.

10370 km - plein
24,30 litres
11,70 litres - 58,23 francs

10524 km, Donzy.

6307 km soit 203,5 km/jour environ.

 

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